Metz, urbanisme : un hôpital démoli pour faire place à un nouveau quartier

C'est tout un nouveau quartier qui sortira de terre, d'ici 2020, sur l’ancienne friche de l’hôpital Bon Secours de Metz. Il sera baptisé Cœur Impérial et comptera 450 logements, dont 82 destinés au social.

L'hôpital Bon Secours de Metz a été démoli pour faire place à un nouveau quartier comptant 450 logements
 

Un nouveau quartier à la place de l'ancien hôpital

La déconstruction de l'ancien hôpital a été initiée en août 2016. Elle s'est achevée tout récemment. Cinq grues et deux cents ouvriers ont investi les lieux, ces dernières semaines, afin de mettre en route la deuxième phase du projet. Les employés sont logés dans le plus vieux bâtiment, le seul qui n'a pas été détruit. Ils y resteront deux années. Les promoteurs ont réhabilité ses 3 000 m² de surface, aidés par la municipalité, laquelle se réjouit d'économiser des frais de gardiennage.

"Nous démarrons d'abord trois bâtiments, puis observerons un délai de trois mois entre les chantiers pour des contraintes techniques", a expliqué le dirigeant de l'un des promoteurs. L'important chantier a pris du retard, puisque son entame était prévue en septembre 2017 : "La raison, ce sont des décalages lors de la déconstruction de l’hôpital, qui s’est étalée sur deux ans et demi. Un retard de trois mois sur ce type de chantier, c’est vraiment très peu", a-t-il encore précisé. Et il fallait également attendre que le permis de construire soit "purgé de tout recours".  

450 nouveaux logements, dont 82 pour le social

Le projet prévoit la construction de 450 logements, dont 82 pour un bailleur social. Sur les 50 000 m² démolis, seuls 30 000 m² accueilleront de nouveaux bâtiments. "Cela permettra une oxygénation du site", a indiqué le promoteur. Compte tenu du chantier, les riverains devront patienter pour savourer le calme du quartier et en apprécier les améliorations. Toutefois, les travaux les plus bruyants semblent être passés et ils pourront se consoler : "La plus-value immobilière est estimée à plus de 20 %, à la faveur de la requalification du quartier", a assuré le dirigeant.

La ville a mis la main à la pâte, en mettant à disposition 52 emplacements du parking Maud’huy, sur les 293 qu'il contient. Elle a également réinvesti une partie du montant de la vente des terrains, sur l'ancien bâtiment de l'hôpital : "Le montant (de la vente des parcelles) s’élève à 14,5 millions d'euros. La Ville a injecté 2,50 millions d'euros dans la partie ancienne du bâtiment, que nous laissons en stand-by pour le moment", a précisé Richard Lioger, conseiller municipal en charge de l'opération.

75 % des logements sont déjà réservés

Les promoteurs n'ont pas pu tout faire à leur convenance. Les bâtiments de France ont exigé des constructions à la même hauteur que les existantes. Le projet a ainsi été réduit d'un niveau, ce qui a représenté un manque à gagner de 1 309 m², ou 600 000 euros.

Heureusement, les lots se sont arrachés. 75 % des 350 logements étaient déjà réservés, à l'amorce du chantier. Les tarifs étaient compris dans une fourchette de 3 000 et 4 000 euros par m². "Nous avons conçu ce projet pour apporter aux gens du quartier des structures neuves, avec ascenseur, et des tailles de logements adaptés à l'évolution de la vie", s'est félicité l'un des promoteurs. Il a aussi pu constater que les grands logements (de 90 à 100 m²) avaient la cote : "Des gens se sont projetés dans dix ans, pour quitter des maisons familiales trop grandes", a-t-il conclu.

Les premières livraisons sont prévues pour le printemps 2019.

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