Startups : la transformation numérique de l'immobilier se poursuit

Le Proptech Lab commence à se faire un nom. Il réunit les sociétés qui utilisent le numérique, dans le domaine de l'immobilier. Le processus de gestion est facilité et la maquette numérique séduit de plus en plus de promoteurs et d'acheteurs.

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Proptech : ces startups qui bousculent le secteur de l'immobilier

La Proptech réunit les entreprises innovantes du domaine de l'immobilier. Le terme est une association entre property (propriété en anglais) et technology (technologie). Elle comprend notamment les nombreuses startups innovantes qui tentent de se faire un nom en apportant des idées nouvelles, en vue de révolutionner un secteur longtemps réputé pour son conservatisme. 

Le salon du MIPIM a désormais lieu chaque année, en vue de les faire connaître. En 2018, il avait notamment permis à Matterport de sortir du lot. Cette startup s'était spécialisée dans la fabrication de caméras 2D et 3D, en vue de capturer l'intérieur des biens immobiliers et proposer une visite virtuelle aux clients potentiels. HappyRenting, également présent, était quant à elle une plateforme sur laquelle les locataires pouvaient noter leur logement, en vue de faciliter la recherche de leurs successeurs. Plusieurs critères étaient à évaluer : quartier, appartement, immeuble et agence/propriétaire. Enfin, Smart Contracts avait interpellé les promoteurs par sa capacité à générer automatiquement des contrats de location de bien saisonniers par le biais d'un système informatique.

Le processus de gestion facilitée par la numérisation

D'une façon générale, le projet des startups tend à faciliter le travail des professions de l'immobilier, ainsi que la recherche des futurs-locataires-propriétaires, et le processus de gestion. Certaines transactions ont désormais directement lieu sur internet, en particulier sur certains sites spécialisés dans les enchères. 

Dans ce contexte, le site Blockchain France est de plus en plus utilisé. Il correspond à "une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle". Selon le Code monétaire et financier, la blockchain est un "dispositif d’enregistrement électronique partagé permettant l’authentification de ces opérations, dans des conditions, notamment de sécurité, définies par décret en Conseil d’État". Son utilisation permet d'atteindre un niveau de sécurité équivalent à celui d'un acte notarié. En conséquence, la transaction est encore un peu plus sécurisée.

Building Information Modeling : la maquette numérique a le vent en poupe

Toutes les étapes sont concernées par cette course au numérique. Le BIM (Building Information Modeling ou maquette numérique) est par exemple l'une des innovations qui séduit le monde de la construction. Il permet à tous les acteurs du bâtiment d'indiquer leurs interventions et de prendre des informations sur une seule et même maquette numérique. Tous les éléments sont donc renseignés sur un fichier unique, ce qui facilite la collaboration entre les divers corps d'état, la maîtrise d'œuvre et les organismes de contrôle, pendant toute la durée de l'ouvrage.

À noter que les avancées technologiques amènent à se poser des questions juridiques. Le BIM, par exemple, a perturbé les habitudes en ce qui concerne "la responsabilité des constructeurs des articles 1792 et suivants du Code civil et en particulier à l’imputabilité d’un dommage à un constructeur donné", explique Les Echos Exécutives. Le procédé complique effectivement la visibilité sur la notion de responsabilité d'un préjudice. L'immobilier poursuit décidément sa révolution numérique.
 

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