Immobilier à Toulouse : les acheteurs ont perdu 4 m² en deux ans

Les tarifs de l'immobilier français ont considérablement augmenté, ces deux dernières années. Certaines villes sont plus impactées que d'autres. Toulouse a relativement été épargnée.

Architecture de Toulouse
 

Une augmentation des prix un peu partout en France

Si l'on en croit le site Meilleurtaux.com, les acheteurs, à montant équivalent, ont perdu 14 m², en deux ans, à Bordeaux et au Mans. Ils ont aussi été lésés de 13 m² à Nîmes, 11 m² à Rennes, 10 m² à Angers, 9 m² à Montpellier, Marseille et Lyon, 8 m² à Nantes et Lille, et entre 5 et 6 m² à Strasbourg, Reims, Le Havre et Grenoble. Seule Toulon a vu ses tarifs régresser : les acquéreurs ont gagné 6 m², lors des vingt-quatre derniers mois. A l'instar des Parisiens, les Toulousains ont été moins touchés, avec une perte de 4 m².
 

Des tarifs encore abordables

A contrario, la ville rose constitue le territoire où le prix des biens immobiliers a le plus augmenté sur l'année 2018, d'après MeilleursAgents. Ils ont progressé de 6,3 %, sur douze mois. Les logements sont ainsi commercialisés, en moyenne, au tarif de 2 914 euros le m². Le prix au m² moyen de la ville rose reste intéressant et n'est pas comparable avec ceux de Bordeaux (4 293 euros), Nice (4 148 euros), Lyon (4 124 euros) et Paris (9 418 euros). Il se rapproche davantage de celui de Nantes (3 037 euros), Montpellier (2 765 euros) et Marseille (2 601 euros).
 
Le site internet souligne le grand écart entre l'hypercentre (3 800 euros au m²) et les zones périphériques (1 900 euros du m² dans certaines d'entre elles). "Nous observons un marché très tendu à Toulouse, avec des conditions qui vont dans le sens des vendeurs", a expliqué Christophe Louisin, cabinet Bedin Toulouse Minimes, au site internet. La demande est effectivement supérieure de 30 % à l'offre, dans la capitale de la région occitane. Les biens commercialisés ne mettent en moyenne que 78 jours pour trouver preneur.
 
L'activité de l'immobilier toulousain est évidemment liée aux taux d'emprunt très bas. Elle est également favorisée par la situation de la ville, laquelle reste la seconde plus attractive de France selon une étude réalisée par Great Place To Work®
 

Quelles sont les perspectives à venir ?

Comme Bordeaux, Toulouse pourrait bientôt lancer son programme de Ligne à Grande Vitesse (LGV), laquelle la placerait à 3h15 de Paris, contre 5h17, en moyenne, actuellement. Or, après l'inauguration de sa LGV, Bordeaux a connu une forte hausse de ses tarifs immobiliers et il pourrait en être de même en Occitanie. La réalisation de ce grand projet n'a toutefois pas encore été entérinée et la ligne pourrait n'être ouverte au public qu'en 2037.
 
La ville du Midi inaugurera également sa troisième ligne de métro en 2025 : elle devrait aussi transfigurer le marché de l'immobilier, en particulier sur son tracé. Colomiers, St Martin du Touch, Côte Pavée, ou encore Montaudran devraient connaître des hausses de tarif, comme cela avait été le cas de certains autres quartiers avec les deux précédentes lignes.

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