Les promoteurs immobiliers d’Occitanie veulent de nouvelles mesures

Les promoteurs immobiliers d'Occitanie veulent de nouvelles mesures afin de maintenir en bonne forme le marché immobilier français. Les promoteurs ont un rôle déterminant sur le dynamisme du marché.

À l’image de ce qui se passe dans la métropole de Bordeaux avec des problèmes d’accessions aux logements, les promoteurs immobiliers jouent un rôle déterminant sur la santé du marché immobilier en France. Le 25 mai dernier, la FPI Occitanie a fait son traditionnel point sur le marché immobilier régional. Il en ressort principalement que l’on se dirige vers une pénurie de logements. Cela est surtout vrai pour l’ex région Languedoc-Roussillon et plus précisément pour la métropole montpelliéraine.

Ville de Montpellier
 


Une offre de logement qualitative mais insuffisante

Le président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers d’Occitanie, Xavier Bringer, est revenu sur les résultats du premier trimestre 2018 relatifs à la promotion immobilière. Pour lui « il n’y a pas suffisamment d’offres de logements neufs ». Le problème est dû au fait que l’offre des promoteurs a du mal à se reconstituer. En prenant l’exemple de la métropole de Montpellier, on note un repli des mises en vente de 15 % alors que la métropole représente 44 % des ventes totales du trimestre.

Le manque de logements mis en vente est préjudiciable pour le marché car le président de la FPI Occitanie relève que les prix de vente ne cessent d’augmenter et que dans le même temps, le nombre d’acquéreurs-investisseurs est en forte baisse (- 33 %). Pourtant, la demande des investisseurs dans la région de Montpellier est très forte. La baisse du nombre d’investisseurs est liée au nombre de logements vendus aux propriétaires-occupants. En effet, c’est la région de France qui enregistre la plus grosse augmentation des ventes aux propriétaires occupants (+ 26 %), après Nice.

Au vu de la situation de la région, on constate un fort dynamisme qui risque de mener à une offre de plus en plus insuffisante... Le renouvellement du foncier est donc primordial pour palier à l’insuffisance de l’offre de logements mais il n’explique pas à lui tout seul la pénurie de logements. C’est pour cela que Xavier Bringer s’est dit vouloir « appliquer, en partenariat avec les collectivités, des mesures correctives ». 


Les mesures des promoteurs proposées aux collectivités

  1. Appliquer un cas par cas sur le dispositif Pinel
Alors que le dispositif de défiscalisation fiscal a déjà prouvé son utilité pour dynamiser les ventes de logements neufs et notamment les ventes à des investisseurs, le président de la FPI Occitanie appelle à garder la cohésion du territoire. Depuis peu, la loi Pinel a subi des modifications avec de nombreuses communes qui sont devenues inéligibles au dispositif. Parmi elles, figure Béziers et Narbonne. Ces deux villes attirent environ 300 investisseurs locatifs par an depuis 10 ans, ce qui provoque des interrogations de la part de Xavier Bringer « Pourquoi ce geste alors que des efforts importants ont été faits pour revitaliser leur centre-ville ? ». Les promoteurs immobiliers de la région demandent donc que ces villes soient réintégrées dans le dispositif Pinel ou bien qu’une mesure exceptionnelle visant à créer un dispositif par quota soit mise en action.
 
  1. Encourager la construction dans la ville de Montpellier
Le marché immobilier dans l’ex région Languedoc-Roussillon est logiquement tiré vers le haut grâce à la ville de Montpellier.  C’est pourquoi, la FPI demande des mesures pour conforter le dynamisme de Montpellier. La FPI souligne donc l’importance de continuer à produire beaucoup de logements dans le centre et la première couronne. Parmi ces logements les ventes en Prêt Social Location Accession (PLSA), les ventes sur les quartiers prioritaires en TVA à 5,5 % et les ventes en secteur aménagé à prix réduit (terrain de l’État ou de la collectivité) doivent être privilégiées.
 
  1. Développer la 2ème et 3ème couronne
La dernière requête de la FPI est de considérer la deuxième et troisième couronne de Montpellier afin d’en étudier l’intégration de logements neufs. En examinant le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) avec les élus locaux, il faut parvenir à créer une offre dont le prix serait abordable. Pour Xavier Bringer, l’offre doit être « adaptée tant en ce qui concerne l’architecture que les espaces de vie et le prix, soit environ 3 000 €/m² habitable ».
 
Outre ces mesures que les promoteurs immobiliers proposent aux élus locaux de la région de Montpellier, Xavier Bringer souligne que les promoteurs essayent de répondre aux enjeux des villes de demain via la création de l’Académie du Bâtiment et de la Cité de Demain (ABCD). Cela fait presque un an que ce « club » a été créé et qu’il rassemble les six organisations professionnelles du secteur du bâtiment et de l’immobilier (FPI Occitanie Méditerranée – FFB – SNAL-LR – AMO-LR – CCI 34 – FNAIM 34).  

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