Toulouse : le neuf a battu des records, le prix de l'ancien continue de grimper

Très attractive, Toulouse dispose d'un marché de l'immobilier florissant. Le neuf a battu des records en 2017, tandis que les tarifs de l'ancien sont en constante augmentation.

Vue sur la Garonne à Toulouse


Un solde migratoire très élevé

Disposant d'atouts indéniables, la ville rose attire beaucoup de nouveaux résidents, chaque année. Elle se place désormais à la cinquième position des plus grandes agglomérations de l'Hexagone et se targue d'être numéro un en termes de croissance économique, avec un PIB par habitant en hausse de 22,4 % en dix ans (chiffre communiqué par le maire, Jean-Luc Moudenc). On peut penser qu'Airbus, entreprise préférée des Français selon Randstad, tient un rôle non négligeable dans ce succès.
 
Toulouse se situe parmi les zones urbaines les plus attractives de France, pour les investisseurs et les personnes souhaitant s'y installer. Elle accueille en moyenne 15 000 nouveaux habitants, chaque année, et le marché de l'immobilier est considérablement impacté.
 

L'immobilier neuf a battu des records

Les programmes se multiplient et la vente des logements neufs a progressé de 6 % en 2017, dans l'aire urbaine toulousaine. 7 702 ventes à l'unité ont été comptabilisées. Par ailleurs, le nombre de permis de construire a aussi augmenté de 8 %, depuis un an, selon l'Insee. Le secteur de la construction a ainsi créé 1 300 emplois, au troisième trimestre, et les carnets de commandes restent bien remplis. C'est d'autant plus intéressant que 2016 était déjà jugée "exceptionnelle" par l’Observatoire de la Fédération des promoteurs immobiliers Occitanie Toulouse Métropole (FPI OM).
 
Un bémol cependant, puisque les ventes aux bailleurs sociaux ont, elles, diminué. Le phénomène est national : et les ventes en bloc ont encore chuté de 19,3 % au premier trimestre 2018, d'après la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Elles seraient notamment influencées par la nouvelle TVA à 10 % et le projet de loi Elan, qui vise à réorganiser l'ensemble du logement social.
 

Le prix de l'ancien continue de grimper

Selon LPI-Se Loger, le prix des maisons anciennes ont progressé de 7,1 %, à Toulouse, depuis un an. Les tarifs des appartements anciens ont augmenté de 3,6 %, sur la même période. Cette caractéristique se retrouverait sur les villes "les plus convoitées" de France, à savoir "celles qui conjuguent dynamisme économique et amélioration des réseaux de transport, celles où la demande peut se réaliser sans soutien public". Certaines communes voisines sont d'ailleurs touchées par le même phénomène : Colomiers, qui sera bientôt accessible par le métro, connaît une hausse importante des prix des logements, au point de se rapprocher de ceux de la ville rose.
 
Concrètement, les tarifs de Toulouse sont de 3 000 à 3 500 euros le mètre carré dans l'ancien, et de 4 000 dans le neuf. Bien que certains riverains se plaignent du manque d'harmonisation du développement urbain, plusieurs quartiers devraient bientôt subir une transformation : Matabiau devrait par exemple accueillir la tour Occitanie, haute de 150 mètres, laquelle comprendrait des bureaux, hôtels, restaurants, logements sociaux mais aussi appartements de luxe. Et ces phénomènes ne devraient pas s'inverser, ces prochaines années.

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