Rouen : un couple s'oppose au projet d'un promoteur

Un couple de riverains s'oppose à la construction d'une résidence, dans la parcelle voisine. Ils ont obtenu le soutien de leurs voisins et sont conseillés par un avocat. Ils craignent l'augmentation du nombre de véhicules dans le quartier et jugent le nombre de parkings prévu insuffisant.

le promoteur a établi les plans définitifs d'un projet de construction de résidence


Le permis de construire annulé et… réaccordé

Cela fait maintenant plusieurs années qu'un promoteur affiche l'ambition de faire sortir une résidence de terre, avenue des Hauts-Grigneux, à Bihorel (76). L'opération implique la démolition d'une vieille maison de 200 m² et la construction de 44 logements, dans un bâtiment de 12,72 mètres de haut. Elle prévoit également la réalisation d'une aire de 44 parkings.

Le permis de construire a été obtenu, à l'automne 2016. Il a ensuite été annulé car l'étude de sol semblait avoir révélé la présence d'une cavité sur une partie de la parcelle. Le promoteur s'est accroché et a constitué un nouveau dossier. Il a trouvé des solutions et convaincu la municipalité de lui redonner l'autorisation de bâtir sa résidence.


Circulation, arbres… Les Riverains se remobilisent

Un couple occupe la parcelle voisine, depuis mars 2016. Il n'avait pas envisagé la possibilité qu'un immeuble de cette taille se construise à quelques mètres de son habitation. Il s'était mobilisé après la première validation du permis de construire et a remis le bleu de chauffe, ces dernières semaines. Il a obtenu le soutien de cinq foyers riverains, indique Paris-Normandie.fr.

"Avec notre avocat, nous avons intenté un recours contre le projet Marignan, a expliqué le mari, Alain Herouard, au média. Les places de parking ne sont pas suffisantes dans l’immeuble qui doit être construit. Il n’y en a que 44 de prévues pour 44 appartements. On sait bien qu’il y a plus d’une voiture par foyer. Deux véhicules ne peuvent pas se croiser pour accéder au parking souterrain et en sortir. Il y aurait deux places extérieures pour les visiteurs, mais elles boucheraient l’accès au parking."

Il pense aussi que le projet va rendre la circulation dans le quartier plus difficile : "Sortir de la résidence pour s’engager sur l’avenue des Hauts-Grigneux sera également compliqué. La voie est très passante. Un matin, entre 7 h 30 et 9 h 30, j’ai comptabilisé pas moins de 1 300 véhicules. On ne peut pas non plus stationner avenue des Hauts-Grigneux, car il y a deux pistes cyclables de part et d’autre de la chaussée", a-t-il poursuivi. Sa dernière cartouche est d'ordre environnemental : le couple et leurs voisins dénoncent l'abattage de nombreux arbres. Alain Herouard a établi un relevé précis et dénombré 250 "arbres et arbustes", sur l'ensemble du terrain, quand le promoteur n'en a trouvé que 20.

Les époux entendent bien aller au bout de la procédure : "Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Mais se battre contre ce projet prend du temps et de l’énergie", reconnaissent-ils. Ils ont décliné une invitation du promoteur, lequel souhaitait lui exposer son opération. Leur action n'est pas sans risque, puisque les attaques pour recours abusif sont de plus en plus fréquentes.

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