Emplois, développement durable et immobilier… Ce que la ligne B du métro de Rennes va changer

La création de la ligne B du métro s'inscrit dans la volonté de dynamiser l'agglomération rennaise et de répondre aux besoins de sa population. Le nouveau tronçon, qui a été inauguré au printemps 2021, impactera notamment le marché de l'immobilier de la métropole.


metro rennes



Mobilité pour tous : le métro, alternative crédible à la voiture

Rennes Métropole était soucieuse de proposer une solution de transport s'inscrivant dans une démarche de développement durable et de réduction des émissions de gaz de l'effet de serre. Dans cette optique, elle a travaillé sur le projet de la deuxième ligne de métro depuis le début des années 2000. La ligne A s'est révélée être un franc succès et est utilisée par 140 000 personnes par jour, avec des pointes à 180 000. Ses dépenses et recettes d'exploitation s'équilibrent et les emprunts ont déjà été remboursés. La capacité d'investissement qui en résulte a renforcé l'idée qu'une ligne B pouvait offrir une alternative crédible à l’usage de la voiture. 

Les études ont rapidement démontré que l'agglomération rennaise était en mesure d'accueillir un nouveau métro léger. D'autant qu'aucune autre solution ne paraissait possible. Sa construction a impliqué un financement de 1,2 milliard d'euros, lequel a été pris en charge à 57 % par Rennes Métropole et à 43 % par les usagers. Son inauguration est prévue pour le printemps 2021.

 


Rennes : +120 millions de voyageurs attendus par an

La ligne B devrait bientôt permettre au métro de desservir 84 % des emplois de Rennes et 49 % de ceux de la métropole. Après sa mise en fonctionnement, 73 % des habitants de la ville seront à moins de 600 mètres d'une station de métro. Et 91 % des étudiants pourront les utiliser pour rejoindre leur établissement. À terme, elle devrait assurer 113 000 voyages par jour. Associée aux autres modes de transport, elle permettra de répondre aux besoins fixés par l'agglomération, à savoir 120 millions de voyages par an.

Long de 14 kilomètres, le nouveau tronçon comprendra quinze stations et trois parcs relais. Il traversera trois villes et sa construction a nécessité de creuser 8,6 kilomètres de tunnel profond et de bâtir 2,4 kilomètres de viaduc. Son arrivée, additionnée au réseau déjà en place, devrait aussi provoquer une réduction de 20 à 30 % de la circulation automobile dans le centre-ville. Il desservira le pôle d'affaire d'EuroRennes, ainsi que l’écocité ViaSilva, un nouveau quartier situé au cœur de Cesson-Sévigné.

 


Le dynamisme de la métropole rennaise bénéficiera à l'immobilier

Ce projet traduit la volonté de la capitale bretonne de se rendre plus attractive et de se faire connaître à l'international. Son marché de l'immobilier en bénéficie et se porte bien. D'aucuns s'accordent à dire que la bonne période qu'il a vécu en 2019 est le résultat de cette politique agressive. Elle est également liée à l'effet LGV (ligne à grande vitesse), laquelle permet de rejoindre Paris en seulement 1h26.

L'intérêt suscité par Rennes a provoqué une hausse des tarifs de l'immobilier, en 2020-2021. La demande de logements a augmenté, au point que les prix des biens au mètre carré se rapprocheraient désormais de ceux de Nantes. Selon le site des Notaires de France, la hausse des tarifs rennais a atteint +22 %, sur les cinq dernières années.



Informations complémentaires :
Métro Rennes : Plan de la ligne B

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