La promotion immobilière se tourne vers le financement participatif

Alors que les besoins de financement se font de plus en plus difficile, de nouvelles solutions apparaissent. Le financement participatif appelé couramment crowdfunding séduit de plus en plus de société immobilière. Aujourd’hui, de nombreux promoteurs à travers la France entière ont déjà eu recours à cette méthode qui semble viable.


 

La recherche du financement est une étape clé pour un promoteur

Un promoteur immobilier, pour lancer de nouvelles opérations de constructions, doit avant tout penser au financement. Le financement est la priorité car les promoteurs sont obligés d’être sur plusieurs opérations en simultané au vu du temps que peut prendre une seule opération immobilière dans son intégralité (de la recherche du foncier jusqu’à la livraison des constructions).

Pour se financer, les promoteurs font appel à leurs fonds propres et aux banques. Ces dernières, cependant, ne prêtent de l’argent que si la société de promotion a déjà commercialisé et vendu un certain nombre de lots avant même qu’ils soient construits, ce principe de vente est connu sous le nom de vente en VEFA (Vente en l’Etat Futur d’Achèvement). Désormais, les promoteurs immobiliers peuvent rentrer des liquidités via le crowdfunding. Ce fonctionnement fait appel aux particuliers qui souhaitent investir, l’avantage est le fait qu’ils sont nombreux et que l’investissement dans la pierre reste un placement apprécié depuis toujours par les Français.

Pour le promoteur, cela permet de ne pas être obligés de passer par des fonds d’investissement ou de réaliser des opérations de co-promotion afin d’avoir le financement suffisant, ce qui impacte la marge finale de l’opération immobilière.

Le crowdfunding immobilier apparaît donc comme une nouvelle solution pour les promoteurs immobiliers.

 

De plus en plus de promoteurs immobiliers font appel au financement participatif

Les démarches pour se lancer dans le crowdfunding immobilier sont plutôt simples. Les promoteurs se rendent sur des plateformes de crowdfunding immobilier sur lesquelles ils proposent leurs projets détaillés à l’investissement participatif. Les utilisateurs de la plateforme n’ont plus qu’à choisir l’opération immobilière dans laquelle ils souhaitent placer leur argent.

Ces plateformes sont de plus en plus nombreuses en raison de l’énorme potentiel que représente ce marché. En effet, l’investissement immobilier est toujours le placement privilégié des Français et le crowdfunding immobilier représente une toute nouvelle façon d’investir dans l’immobilier pour un rapport rendement/risque très intéressant (le rendement s’évalue à 9 % pour des risques assez faibles.). De plus, le retour sur investissement est très rapide pour un placement dans l’immobilier, il faut compter en moyenne une durée de 17 à 20 mois pour obtenir les fruits de son placement. Parmi les plateformes existantes il y a notamment WISEED Immobilier (leader du marché) ou encore Fundimmo et Homunity.

Les promoteurs qui utilisent ces plateformes sont répartis dans la France entière et ils sont de plus en plus nombreux à s’y essayer. Il y a par exemple LP Promotion, Acantys, tous deux basé à Toulouse ou encore AB Groupe à Bordeaux, Boulle en Alsace, Equinox en région Rhône-Alpes, Haussmann Group à Montpellier, Parthena en Île-de-France et même une société comme Outremer Résidences basé sur l’île de la Réunion. Beaucoup de promoteurs de la France entière ont donc compris qu’ils avaient un intérêt grandissant à utiliser ces plateformes de crowdfunding immobilier.

Sur le marché, il y a le promoteur toulousain Lymo qui se démarque de ses concurrents car il a sa propre plateforme de crowdfunding. Ainsi, leurs projets sont directement financés sur leur plateforme. Cette méthode permet de mieux contrôler chaque étape des projets immobiliers et cela plaît aux investisseurs immobiliers qui voient en cette méthode une réduction des risques.

 

Promoteurs-rénovateurs : le problème du financement des projets

Les sociétés de promotion-rénovation achètent des biens immobiliers dans le but de les rénover pour ensuite les revendre. Ils font donc des investissements ce qui les a naturellement attirés vers le système du financement participatif.

Les promoteurs se tournent vers la rénovation car c’est un marché qui leur permet de garder de bonnes finances. Avec l’augmentation des prix du foncier et des coûts de constructions, les marges des promoteurs s’amenuisent, il faut donc chercher à se renouveler. De plus, comme cela arrive très souvent en période d’élections municipales, les opérations immobilières tardent à se faire valider.

Le marché de la promotion-rénovation détient une très forte concurrence, cela est logique au vu du potentiel du marché. De ce fait, ces sociétés se « bataillent » régulièrement des projets. Elles doivent donc agir sur divers projets en parallèle pour garder le cap mais si plusieurs projets sont validés sur une même période pour une seule société, c’est ici qu’intervient le problème du financement.

 

Crowdfunding : une aubaine pour les sociétés de promotions-rénovations

Il faut savoir que la grande différence avec le marché de la promotion immobilière est le délai pour lancer le projet. Il est bien plus court pour la promotion-rénovation car il y a moins de démarches administratives demandant beaucoup de temps (l’obtention et la purge du permis de construire). Ainsi, le besoin en financement est encore plus pressant.

Le financement des promoteurs-rénovateurs va se baser sur la capacité à fournir des fonds propres à l’organisme financier, ce fond provient généralement des bénéfices générés par les opérations de rénovation précédentes. Ces sommes peuvent être très élevées et ces sociétés cherchent d’autres moyens de financement, c’est pour cela que le crowdfunding immobilier semble être une solution viable qui leur permettrait de réaliser plusieurs projets d’opérations de rénovation en même temps, sans se heurter aux banques qui demandent plus de garantie.

Le crowdfunding immobilier va permettre à la société de garder son indépendance tout en complétant ses fonds propres, c’est cette même indépendance qui permet de ne pas trop impacter sa marge. Le seul problème aujourd’hui semble être le manque de connaissances de ce système de financement, soit par les investisseurs potentiels, soit par les acteurs du marché. La bonne nouvelle pour les acteurs de la promotion, c’est que le marché du crowdfunding immobilier est encore en croissance alors même que les résultats sont de tout bord positifs pour le moment.

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